Haller dans une course „fast and furious“ 

Alors que la tension augmentait ces derniers jours à la suite des directives du gouvernement australien, dédiées aux mesures visant à faire face à la propagation du coronavirus, l’organisation Ironman Océanie et ITU ont tout fait pourque la course puisse avoir lieu en toute sécurité pour les athlètes.

L’annonce la semaine passée de l‘annulation de la coupe du monde à Sarasota ont fâché les triathlètes et entraîneurs déjà en grande partie sur place.

On a su comprendre la nervosité, alors que c’était déjà la 4e course qualificative annulée cette année. Tout le monde attendait aussi une position claire de l’ITU qui se fait attendre trop longtemps autour du problème coronavirus. Les athlètes ayant organisés leurs voyages quasi jusqu’en mai, perdront du coup aussi beaucoup d’argent.

La course a donc pris son départ à l’heure prévue sur la plage de Mooloolaba à 15.30 heures sous une météo très favorable comparé aux derniers jours où il pleuvait très souvent des cordes.

La natation de Haller s’est très bien passée ; il sortit avec 10 secondes sur le meilleur nageur du circuit, Richard Varga, et intégra immédiatement le groupe de tête.

Avec lui, 40 autres athlètes feront une course de vélo à un train d’enfer : 42 km/h en moyenne et 70km/h max. Il y eut trois chutes. Heureusement nos athlètes furent épargnés, mais Alex Yee (GBR) essayant d’éviter en vain la chute, touchât la roue arrière de Haller en le faisant non seulement presque tomber, mais également sortir de sa bonne position dans le groupe de tête dans le dernier tour.

Mal placé pour le début de la course à pied, il sortit en 29ième position. Après le premier tour il resta toujours à la 30eme place, mais sut se battre dans le dernier des 3 trois tours pour finir à la 21e place avec 1 minute 19’ derrière le premier, Ryan Sissons (NZL). 2e Hayden Wilde (NZL) et 3e Luke Willian (AUS).

Stefan Zachaeus finit à la 13e position et Gregor Payet à la 30eme place.

Insatisfait de sa place, Haller est quand même confiant pour la suite de l’année, lui préservant certainement une très grande chance !

Dans les heures à venir, ITU Board devrait sortir un communiqué de presse pour annoncer la suite de la période de qualification.

 

Bob Haller au départ de sa première coupe du monde de l’année.

Après l’Amérique du sud, Haller est arrivé le 8 mars dernier en Australie avec seulement une semaine de préparation au Portugal. Il a choisi Noosa, (à 41 km de Mooloolaba) pour son séjour de 2 semaines et demie, car les possibilités d’entraînement sont meilleures qu’à Mooloolaba même. Après la course il fera un petit bloc d’entraînement avec Payet et Zachaeus, sous la régie de Thomas Andreos, entraîneur national, avant de repartir en Nouvelle Zélande pour la deuxième coupe du monde.

Il n’a qu’une petite semaine pour se préparer et s’acclimater et aussi de digérer les 9 heures de décalage horaire. La météo est bien différente que les autres années en cette saison automnale, avec beaucoup de pluie et des températures moins élevées (24-27 degrés) avec un taux d’humidité autour de 70%.

En cette année olympique la liste de départ n’est pas complète, mais les 12 premiers font quand même partie du top 50 au classement mondial, pour 53 athlètes sur la ligne de départ, dont : Hayden Wilde (NZD), 12e classement mondial, Sam Ward (NZD), 20e, et enfin Luke Willian (AUS), classé 25e.

La course de Mooloolaba se déroulera au format ‘Sprint’ avec 750 m de natation, 20 km de vélo, 5 km de course à pied. Alors qu’il y a souvent d’énormes vagues, un départ de la natation sur la plage sera d’une difficulté encore inconnue !

Le parcours en course à pied et à vélo aura pour principale difficulté une longue montée de 450m après un faux plat de 500 m en sortant du parc du fermé : à monter 8x à vélo et 3x pendant la course à pied. Un vent de 33 km/h environ est annoncé.

Suite au Corona virus, le briefing n’est accordé qu’à une personne par pays.

Haller a décidé, avec l’entraîneur national, de modifier son programme, initialement prévu pour la coupe du monde de Sarasota, Florida le 21 Mars prochain, car avec la course de Mooloolaba les points réalisés ici compteront encore pour le classement mondial et pour la liste de départ dans un mois aux Bermudes.

Haller se sent confiant et reposé avant le départ.

Le départ de la course est prévu samedi 14 Mars à 15 heures, heure locale à Mooloolaba, Queensland, dans le Nord-est de l’Australie (soit à 6 heures du matin au Luxembourg).

Tout ou rien !

Le déplacement lointain dans les Caraîbes et l’Amérique du Sud a été loin d’apporter à Haller les satisfactions escomptées !

7 athlètes ont déposé un appel, que le jury rejetait après 3 heures de délibérations, faute de preuves à Cuba!!! Pour les tricheries autour de la natation pour rappel.

Par après, la fédération internationale a certes informé ainsi que les fédérations nationales pourraient faire un appel de niveau 2 auprès du Tribunal de la « World Triathlon ». Haller se dit très content que la FLTRI a entamé ledit deuxième appel. Mais il craint fort que tout ça ne sert pas à grand-chose.

En conséquence il a dû revoir toute son organisation pour les 2 mois à venir.

S’ajoute aussi, qu’après l’annulation la Coupe du monde en Afrique du Sud, le coronavirus a causé également l’annulation de la coupe du monde à Chengdu en  Chine. Cela veut dire que déjà 2 courses prévues manqueront dans son planning pour réaliser les points olympiques nécessaires.

Voilà pourquoi il a été forcé de changer son planning initial. Il n’ira plus au départ de la coupe du monde à Sarasote, Floride mais doit impérativement partir en Australie d’abord et ensuite la Nouvelle Zélande. Un grand nombre de déplacements qui vont obligatoirement changer la façon de s’entraîner, confie-t-il. Ensemble avec l’entraîneur national Thomas Andreos son coach Lino Barruncho ils se sont concertés afin de trouver la façon adéquate de procéder.

Voici son nouveau programme :

14 mars : World Cup Sprint à Moololaba en Australie

28 mars :  World Cup Sprint à New Plymouth en Nouvelle Zélande

3 avril : World Cup distance olympique à Brasilia

18 avril : WTS distance olympique aux Bermudes (s’il est qualifié)

25 avril : World Cup sprint Huatulca au Mexique

2 mai : World Cup olympique distance changée à Sprint à Valencia en Espagne

HALLER en rage !

Article du 25 Février: Le Quotidien

À Cuba tout est différent et plus difficile !

Ceci s’annonçait déjà avec l’organisation officielle (agence de voyages sur site ITU) du voyage.

Le bus qui devait ramener les triathlètes au départ de la natation dans la « Hemingway Bay » est arrivé avec 45 minutes de retard. Les athlètes ont vu ensuite leur vélo embarqués sur un vieux camion ouvert, de sorte que deux entraîneurs ont dû monter sur le camion, chose affreuse d’après l’un deux pour faire les 17 km !

Arrivés enfin sur le site, les athlètes ont été informés que le parcours de vélo a dû être modifié, suite au vent fort qui ramenait d’énormes vagues sur le parcours de vélo.

À la sortie des 1500 m de natation une grande surprise… un groupe de 16 athlètes, mais dont les meilleurs nageurs Diego Moya et Bob Haller étaient tout à la fin.

En arrivant dans la transition, le casque de vélo de Haller avait été bougé et était bloqué dans le frein du vélo ; Haller rate le groupe de tête avec 3 autres athlètes et la galère commence. Les 10 premiers kilomètres il roulait seul, car les autres n’arrivaient pas à se grouper, le vent était trop fort.

Pendant les 40 km ils n’arrivaient pas à fermer le trou. On voyait que les athlètes avaient énormément de mal à faire le parcours avec un vent extrêmement fort.

Avec 1’30 ‘’ Haller arrivait dans la transition 2. Après 2 tours et demi sur les 4 de course à pied Haller a commencé avoir des crampes suite aux énormes efforts sur le vélo. Il a terminé 18! Et s’expliquait ce qui suit :

Suite aux « appels » faits par les athlètes suivants :

  • Diego Moya, Chile
  • Russel White, Irlande
  • Luciano Taccone, Argentine
  • Federico Scarabino, Urugay
  • Walter Schafer, USA
  • Juan Andrade Figueora, ECU
  • Haller Bob, Luxembourg

Les représentants de l’ITU ont recommandé aux athlètes, que leur fédération fasse un appel auprès de l’ITU.

Les faits :

Une vingtaine d’athlètes ont raccourci le parcours de natation. Ils n’ont pas nagé jusqu’à la première bouée, mais ont été immédiatement à la deuxième, soit environ 30 mètres en moins à nager.

Le référé de la natation, Fernando Martinez, a confirmé avoir observé ceci. N’ayant pas de preuve (vidéo), les appels n’ont pas été retenus, mais Martha Yeo,  « head referee », a conseillé d’aller en appel écrit auprès de l’ITU par le biais de la fédération au plus vite.

Les meilleurs nageurs ont été dépassés par ceux qui ont raccourci le parcours et qui, par conséquence, sont donc sortis les premiers de l’eau pour rentrer dans la transition 1.

Un vent très fort sur le parcours de vélo, qui a dû être modifié, a empêché les quelques athlètes (4) du groupe de chasse à se rallier.

Le premier groupe se composait des 16 athlètes.

Les athlètes ont été entendus, mais leur appel n’a pas été reçu par manque de preuve de la part des représentants de l’ITU.

Les bonnets de natation n’étant pas été marqués avec les numéros de départ des athlètes, le référé n’aurait pas pu identifier les « tricheurs ». Il faut noter que pendant le briefing, ainsi qu’avant la natation dans la « Hemingway bay », Martha Yeo a bien expliqué qu’il y avaient deux bouées, et a rappelé avant le départ, qu’on ne voyait pas la deuxième, qui était sur la droite au le départ.

Vu que les points attribués à cette course jouent un rôle important à un certain nombre d’athlètes pour s’assurer un départ au WTS Bermudes ainsi que les frais exposés pour venir à Cuba, Haller a demandé à sa fédération d’aller en appel.

Il est du devoir des représentants de l’ITU d’observer que la course se passe d’après le règlement de l’ITU. Les athlètes qui avaient raccourci le parcours de natation, auraient dû être disqualifiés dès leur arrivée dans la transition 1, ce qui n’a pas été fait.

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Article du 21 Février Tageblatt

Le weekend dernier le triathlète de X3M, Mersch, a pu réaliser son objectif de monter sur le podium au Honduras.

Ce weekend ce sera plus difficile : la concurrence sera présente ! Comme Felix Duchampt, français au départ pour la Roumanie, Diego Moya (CHI), Collin Chartier (USA), Ayan Beisenbayev (KAZ), Carlos Quinchara Forero (COL), Russel White (IRL) et enfin Juan J. Andrade Figueroa (ECU). Également 5 bons nageurs, dont Moya, White, Darr Smith et Chase Mc Queen qui pourraient réussir à éloigner Quinchara et Beisenbayev.

Mais cette fois-ci la course sera disputée sur une distance olympique : 1500 m de natation, 40 km de vélo et enfin 10 km de course à pied et ce au moment le plus chaud de la journée. Les températures avoisineront les 30 degrés avec un taux d’humidité de 78%.

On l’avait prévenu que les conditions seraient plus difficiles, car à Cuba tout est plus compliqué…

Le départ sera donné debout dans l’eau dans la baie Marina Hemingway pour un seul tour de 1500 m. Cette configuration devrait normalement présenter un avantage à Haller. De la transition 1 de la Marina jusqu’au Malecon il y a 20 km ! Resteront 4 tours de 5 km pour terminer le parcours à vélo jusqu’à la transition 2 devant l’hotel Nacional de Cuba. Enfin 4 tours de 2,5 km de course à pied pour clôturer cette 6e édition à Habana.

L’hotel Nacional de Cuba, déclaré monument national, a une histoire de 89 ans. Symbole d’histoire et de culture, il sera le point de rencontre de ce weekend. Sa situation privilégiée dans le cœur de Vedado district, sur une colline à quelques mètres de la mer, a reçu des centaines de célébrités comme Winston Churchill, Frank Sinatra ou encore Marlon Brando pour en citer que quelques-uns.

Haller se dit avoir de bonnes sensations, confiant et il est très motivé.